De nombreux usagers du métro de Rennes l'ont constaté ces derniers mois : plusieurs portillons d'accès restent régulièrement ouverts ou hors service dans la plupart des stations du réseau STAR. Face à ces dysfonctionnements répétés, Rennes Métropole va engager un vaste programme de rénovation des équipements à partir de mai 2026.
La collectivité annonce un chantier de près de 4,3 millions d'euros pour remplacer et moderniser les 150 portillons installés dans les stations des lignes a et b du métro rennais. Les travaux doivent se poursuivre progressivement jusqu'au premier trimestre 2028.
Dans son communiqué, Rennes Métropole explique vouloir « améliorer la fiabilité des portillons et réduire les pannes » ainsi que « renforcer la résistance du matériel face aux dégradations ».
L'objectif est aussi d'améliorer la circulation des voyageurs dans les stations grâce à des temps d'ouverture et de fermeture optimisés. Rennes Métropole évoque également une meilleure prise en compte des personnes à mobilité réduite. Ces nouveaux travaux interviennent alors que les difficultés techniques des portillons ont régulièrement alimenté les critiques depuis leur déploiement sur le réseau STAR.
Les premiers chantiers débuteront du 19 mai au 5 juin 2026 dans les stations Henri Fréville et Pontchaillou. D'autres interventions sont déjà programmées cet été à Villejean-Université et au Blosne.
A partir de septembre, les stations Triangle, Beaulieu-Université, Gros Chêne et Les Gayeulles seront également concernées, avant une nouvelle phase de travaux à Atalante, Colombier et Jules Ferry en fin d'année. Selon Rennes Métropole, « les perturbations devraient rester limitées » pendant les opérations. Seule la station Villejean-Université doit faire l'objet d'une fermeture partielle durant le chantier.
Les portillons avaient été progressivement installés à partir de 2020 afin de limiter la fraude dans le métro rennais. Rennes Métropole affirme que le taux de fraude est passé de 9 à 10 % avant leur mise en service à 6,4 % en 2023.
Malgré les nombreux dysfonctionnements signalés par les voyageurs, la collectivité estime donc que ces équipements ont permis de moderniser l'accès au réseau tout en réduisant les fraudes.