Avec un résultat de 6,67 %, Julien Masson ne franchit pas la barre des 10 % nécessaire pour se maintenir au second tour. Le candidat du Rassemblement National se retrouve donc spectateur de la triangulaire qui opposera, dimanche prochain, la maire socialiste sortante Nathalie Appéré, l'insoumise Marie Mesmeur et le candidat du centre-droit Charles Compagnon.
Malgré son éviction, le leader local du RN entend peser sur l'issue du scrutin en s'adressant directement à ses électeurs du premier tour.
Dans un communiqué offensif, Julien Masson dresse un réquisitoire sévère contre la gestion de la majorité sortante. Selon lui, « Nathalie Appéré a tellement abîmé Rennes » et serait la principale responsable du développement de « l'insécurité, de la violence, de l'immigration et du communautarisme ».
Estimant que la maire sortante a « nui à la qualité de vie de nombreux Rennais », le candidat éliminé est catégorique : « En aucune matière elle ne doit être reconduite à la tête de la mairie ».
Le représentant du RN ne ménage pas non plus la liste menée par Marie Mesmeur. Qualifiant La France Insoumise de « poison pour notre démocratie », il exhorte les électeurs à « repousser l'extrême-gauche violente et anti-républicaine ».
S'il se garde bien de citer nommément Charles Compagnon dans son communiqué, Julien Masson appelle clairement au vote sanction contre les forces de gauche : « J'invite les Rennais à se mobiliser et à aller voter dimanche prochain dans le but d'écarter la gauche et l'extrême-gauche ».
En creux, cette stratégie de double exclusion du PS, de ses alliées et de LFI dessine une consigne de vote implicite vers la liste de centre-droit, seule option restante dans la triangulaire pour les électeurs souhaitant suivre cet appel au barrage. Pour le candidat RN, après « un demi-siècle de socialisme municipal », la capitale bretonne doit impérativement « tourner une page ».